samedi 28 juillet 2007

Viti Levu: From Nadi to Sigatoka


Voici la suite de notre carnet de voyage fidjien. Après une première semaine passée sur de petites îles de rêve, nous sommes arrivés sur Viti Levu, à Nadi. Nous avons donc visité rapidement la ville et vu sa principale attraction, le temple hindou. Nous en avons également profité pour faire un peu de shopping "souvenirs" au marché.


Comme sur les îles, nous avons pu apprécié de magnifiques couchers de soleil:


Ensuite, nous avons pris la route pour Sigatoka sur la côte de corail en bus, notre moyen de transport privilégié pendant dix jours: 6€ pour faire 250 km, le rapport qualité prix est correct. Le seul problème, c'est qu'il faut avoir le coeur bien accroché avec les dépassements sportifs des chauffeurs. Malgré celà, nous sommes toujours arrivés à bon port pas forcément en temps et heure. En effet, on a appris au cours de notre séjour à vivre à l'heure fidjienne, "Fiji Time" ce qui demande parfois un peu de patience mais à laquelle on s'habitue bien finalement!


Une fois arrivés à Sigatoka, nous avons pu profité d'un resort au cadre ma foi fort sympathique mais malheureusement infesté de moustiques. Jo et Timat en ont fait les frais, moi non:-)

Nous avons aussi fait un tour au marché, histoire de nous ravitailler en fruits locaux: papaye, ananas:

Un des highlights de la région est le Kula eco park où nous avons pu manipuler et admirer certains des animaux locaux (perroquets, chauve-souris, tortues, iguanes, serpents, aigles, etc..) , pas toujours avec une grande assurance comme en témoignent les photos.



Avant de partir, nous avons aussi fait une balade dans le parc national de la région avec ses magnifiques dunes de sable.










Prochain post demain sur la fin du séjour, le best of des photos Fidji et des nouvelles fraîches d'Auckland...

mercredi 25 juillet 2007

Interlude:culture et impressions fidjiennes

Je vais essayer en quelques lignes de donner mon impression sur ce voyage aux Fiji, de façon plus personnelle et culturelle pour les gens éventuellement intéressés par ce genre de destination.
Un peu d'histoire tout d'abord pour présenter le pays. A l'origine peuplé de tribus du Pacifique, il a été colonisé par les anglais au XVII° siècle et la population convertie au catholicisme. Contrairement à la Nouvelle-Zélande, les indigènes sont restés en grande partie propriétaires de leurs terres (à 80 %) et devant le refus de ces derniers de travailler dans les champs de sucre et de coton contre salaire, les anglais ont organisé la venue d'indiens pour travailler dans les exploitations de coton et de sucre. En effet, les fidjiens habitués à vivre en communauté dans leur village, ne travaillaient que pour se procurer de la nourriture et vivre simplement.
Aujourd'hui, la population est métissée avec grosso modo 40% d'indo-fijiens et ça cause un certain nombre de tensions ethniques: beaucoup d'indo-fijiens ont créé leur commerce et de services et dirigent une bonne partie des ressources du pays, ce qui attise la jalousie des indigènes. D'où le dernier coup d'état datant de six mois... Malgré ça le pays n'est pas dangereux du tout, contrairement à ce qu'on aurait pu croire en écoutant les journaux télévisés néo-zélandais ou les touristes que nous avons rencontrés pendant notre semaine sur les Yasawa. Il est en gros divisé en deux, entre les villes qui s'occidentalisent et les villages où les gens vivent encore en communauté et mettent leurs ressources en commun.
En conclusion, ce voyage était ma première véritable expérience dans un pays en voie de développement et je peux dire qu'elle m'a donné l'envie de repartir voyager...

Enfin, dernière note culturelle, voici ce que donne une bula dance dansée par un français sous emprise du bounty, rhum fidjien à 58°, dont nous avons bien sûr ramené un stock à Auckland ( malheureusement, je doute qu'il m'en reste pour vous le faire gouter à mon retour en France):


Yasawa, fin: Beach Comber Island


Voici le moment tant attendu par la majorité des jeunes lecteurs masculins de ce blog, la description de notre séjour à Beach Comber Island, "the party Island". Tout d'abord, l'île est très différente des autres en ce qu'elle est toute petite. On en fait le tour en un quart d'heure. En gros, c'est un disque avec les infrastructures au centre ( dortoirs, loges, bureaux, mini-golf...) et la plage autour. La capacité d'accueil du lieu est assez conséquente avec plus d'une centaine de lits dans le dortoir où nous dormions et forcément l'acueil est moins personnel, authentique.


On sent que le lieu est plus commercial et destiné aux gens qui veulent simplement faire la fête et bronzer sous le soleil fidjien. Au niveau de la vie sous-marine, rien à signaler puisqu'il n'y a pas de coraux autour de l'Ile. Vous l'aurez donc compris, tout est fait pour que les gens dépensent leur argent le soir au bar ou pendant la journée avec les activités parachute ascentionnel, jet ski, wind surf, etc...
Cependant, il faut reconnaître que la nourriture y est excellente et abondante, tout étant sous forme de gros buffets où par exemple on vous prépare devant vous vos oeufs brouillés le matin... Maintenant, le point important, la vie nocturne: là, je dois admettre que la réputation de l'île n'est pas surfaite. Grosso modo, on trouve trois fois plus de filles que de garçons, ce qui représente à peu près l'inverse des statistiques moyennes des soirées françaises, sans parler de celles d'école d'ingé! Alors, message à tous les célibataires désespérés: vous pouvez venir tenter votre chance. Pour plus de détails sur la gente féminine de l'île, contactez Timat ;-).


Plus sérieusement, nous avons passé une bonne soirée là-bas (concernant ce que je me rappelle du moins...), même si le match Australie - Nouvelle Zélande a monopolisé l'attention et coupé un peu l'ambiance pendant deux heures.



lundi 23 juillet 2007

Yasawa, 2ème partie: Nanuya Lailai


Après avoir quitté Naviti, nous avons pris la direction de Nanuya Lailai et de son blue lagoon, là même où a été tourné le film portant le même nom!!! Vous n'avez jamais entendu parler de ce film? Moi non plus mais ils en sont quand même fiers... Toujours est-il que les locaux peuvent être fiers de la beauté de leur île:

LE FAMEUX Blue Lagoon

Nous logions au Sunrise lagoon resort, où nos hôtes nous ont affirmé que nous faisions partie de leur grande famille et enoncé ces quelques règles:
1) Keep smiling
2) If you have a problem, please refer to rule number 1
Easy, isn't it?

Plage du Sunrise lagoon resort

Après une première après-midi passée au bord du lagon à observer et braver le danger que constituent les poissons clowns et autres poissons chats, nous avions bien mérité un petit cocktail, histoire d'apprécier comme il se doit un nouveau coucher de soleil:

La French connection dans le blue lagoon



Le lendemain matin, départ pour des grottes sous-marines où l'on peut passer d'une chambre à l'autre uniquement en plongeant sous l'eau ( wouah les aventuriers!!) ... pendant 50 cm... Notre guide nous a fait escalader dans des endroits étroits sur des roches glissantes, mais aucun blessé n'a été à déplorer durant la matinée.


L'après-midi, nous avons assisté à la préparation du repas du soir, repas de cérémonie fidjien dans un lovo ( sorte de "four" enterré dans la terre et recouvert de feuilles de bananier). Résultat, un buffet énorme avec plein de bonnes choses suivi d'une soirée traditionnelle fidjienne avec danses et surtout une session kava.


Le kava, kézaco? C'est une des choses à goûter aux Fidji, un alcool ayant des propriétés hallucinogènes si consommé à forte dose. Dans la tradition, offrir du kava permet de régler les problèmes ou de recevoir l'autorisation de rentrer dans un village.

Préparation de la mixture

Concernant le produit en lui-même, c'est une poudre blanche que l'on boit diluée dans de l'eau (eau de pluie, je précise). Au niveau du goût, ça ne laisse pas un souvenir impérissable, ça rend surtout la langue rapeuse. Pour les effets hypnotiques ou anti-dépresseurs, nous n'avons rien ressenti, je pense qu'il faut en boire toute la nuit pour cela. Pour plus de questions, voir celà avec Justin Timberlake, notre maître de cérémonie kava, qui en a bu des litres et des litres:

Honneur au chef de cérémonie

Puis c'est le tour des autres convives

Après ça, rien de tel qu'une petite danse traditionnelle pour finir la soirée en beauté. Notez l'efficacité de la technique d'approche française sur notre amie américaine Tina:


mardi 17 juillet 2007

Fidji,1ère partie: Waya et Naviti

Bula everyone,
ça y est, nous sommes bien rentrés de notre périple fidjien, deux semaines et demie sous les cocotiers avec une mer turquoise et de belles rencontres pendant que le véritable été en France s'est fait attendre. Que demander de plus?

Moise, le retour

Voici donc le récit du voyage. Nous sommes arrivés le 24 juin au soir à Nadi, pas le temps de découvrir Viti Levu, l'Ile principale puisque le lendemain matin, nous avons embarqué à bord du Yasawa flyer pour les iles qui portent le même nom et sont surnommées " the fijian paradise", vous comprendrez pourquoi en voyant les photos d'ici peu...


La première étape de notre voyage nous a donc mené sur l'Ile de Waya, comme vous pouvez le voir sur la carte où nous avons pu constaté dès les premières secondes à quel point les fidjiens sont des gens accueillants et chaleureux. Petite leçon de fidjien, bonjour se dit "bula" et on ne peut pas l'oublier car là bas, tout le monde vous dit bonjour. De plus, dans les iles, nous avons toujours été accueillis en chanson avec des guitares auxquelles il manquait parfois des cordes mais jamais sans un grand sourire de la part des musiciens:

Arrivée à Waya

Niveau logement, c'est un peu différent de ce que l'on peut voir habituellement dans les endroits touristiques. On est loin des hôtels de luxe ( électricité fournie par un générateur fonctionnant uniquement jusqu'à minuit, pas d'eau chaude, douches sans lumières et parfois même pas d'eau potable au robinet) et on mange en communauté des plats typiques préparés par nos hôtes mais tout ça reste tout de même très sympa et plus naturel, moins touristique. Sur l'ile de Waya, la salle à manger était une hutte plantée dans le sable où nous avons pu assister le soir à un spectacle de danses locales: stick dance, fire dance et surtout avons appris à danser la "bula dance", sorte de macarena arrangée façon îles du Pacifique.


Fire dance

Le lendemain matin, lever à 6h du matin pour pouvoir apprécier le lever du soleil sur l'océan qui était magique, je vous laisse juge avec les photos:



Nous sommes repartis dans la matinée vers la seconde étape de notre périple: Coconut Bay Resort et bien sûr son célèbre "friendly happy staff" et ses "bula boys, yo yo" qui nous ont eux aussi fait rêver avec leurs danses fidjiennes.
Dans chacun des resorts, il y a toujours diverses activités proposées chaque jour sauf le dimanche (jour religieux donc repos) : apprendre à casser des noix de coco, pêcher, à tisser des paniers avec des feuilles de bananiers, treks dans l'intérieur des îles... A Naviti, l'attraction c'est de nager avec des raies mantas mesurant jusqu'à 4 mètres de largeur. Nous avons donc eu la chance de pouvoir en approcher une petite dizaine, de les voir planer sous l'eau et même de les toucher, plein de beaux souvenirs dans la tête en somme. Une dernière série de clichés pour vous mettre l'eau à la bouche en attendant la suite des aventures très prochainement: